LumiereLumièreEt voilà l'éclaircieSous les paupières closes,La vérité des chosesQue l'il avait noircie.Et voilà la clartéDes ténèbres profondes,L'incroyable facondeQui naît de l'aparté.Si c'était l'abat-jourLe soleil de nos joursSerions-nous malheureux ?Aux étoiles j'emprunteLa lumière défunte :Plus rien n'est douloureux !Arwen GernakLunes écarlates, nuits de granit
Laissons la vie nous prendreLaissons la vie nous prendre la mainLaissons doucement la vie nous prendre la mainComme le soleil mourant touche l'horizonA chaque jour qui s'embrase et s'éteint.Offrons-lui de nous donner son or à foison.Pauvres ignares, courant sans cesseDerrière de folles chimèresQui de rien, à nos yeux naïfs, apparaissentEt déguisent les plus beaux mystères,Combien de patientes saisons nous faudra-t-ilPour louer les battements des cursQue nous envoyons, sans honte, en exilAu nom vile et traître de nos peurs ?Laissons doucement la vie nous prendre la mainComme une mère guid
A l aurore naissanteDemain, à l'aurore naissanteCe soir, pour la dernière fois, j'avais ouvert ma porte.Longtemps, j'ai regardé ton ombre se découperSur le fond sombre d'un jardin irréel. Qu'importe !Immobile, contre un chêne accoudé,Tu ignorais le rai de lumière invitant.J'ai laissé s'éteindre la mèche, patiemment.Signant un pacte avec les anges, j'ai refermé les battants.Demain, à l'aurore naissante, les ombres auront fui,T'emportant avec elles vers les palaces de l'oubli.Ce que nous fûmes s'écoulera vers le néant.Mon cur n'a plus la force des regrets.
Elle a juste vingt ansElle a juste vingt ansElle a juste vingt ans la demoiselleQui vit dans la maison biscornueVous voyez là, juste au coin, celleQui se lézarde sous les nues.Toujours seule, au petit matin,Elle descend les pavés suantsSans jamais regarder les trainsQui sifflent fort en passant.Le front plissé, les cheveux défaits,Elle marche le long des murs verdisPar les pluies acides d'à côté.Elle tousse dans ses paumes meurtries.Son manteau usé par les mitesMontre une robe de laine bleueQue la misère ronge et effriteAutant que le temps vous rend vieux.A-t-elle jamais
Ce sera bientot l heureCe sera bientôt l'heureCe sera bientôt l'heureDes âmes errantesCes heures angoissantesOù même les chats se terrentPour ne pas sursauter de peurEn croisant un passant de misère.Ce sera bientôt l'heureDe ceux-là qui n'ont plusNi terre ni mer ni cielEt qui marchent fourbusEn quête d'une ultime demeureOù attendraient leurs ailes.Ce sera bientôt l'heureOù les honnêtes gensS'enfouissent sous leurs drapsY cachant de leur vie la froideur.Doucement les aiguilles au cadranApprochent l'heure qu'ils n'entendront pas.Ce sera bientôt l'heureCelle q
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